Caractérisation moléculaire des cancers colorectaux à l'hôpital privé Jean Mermoz

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Depuis le 1er mars 2016, afin de choisir plus rapidement la chimiothérapie la mieux adaptée à chaque patient, l’Institut de cancérologie de l’Hôpital Privé Jean Mermoz à Lyon a mis en place une procédure de caractérisation des anomalies génétiques des tumeurs de patients atteints de cancer colorectal métastatique (CCRM). Des techniques innovantes et complémentaires, mises en œuvre pour la première fois en France.

Pourquoi une carte d’identité moléculaire de la tumeur ?

Le choix de la chimiothérapie proposée dans le traitement du cancer colorectal métastatique (CCRM) dépend du profil de mutations existant sur la tumeur de chaque malade. L’existence de mutations des gènes K-RAS* est par exemple synonyme de résistance aux anticorps monoclonaux anti-EGFR*. D’autres mutations comme BRAF* sont associées à une grande agressivité tumorale. Il est donc impératif de disposer du profil moléculaire de la tumeur de chaque patient le plus vite possiblepour choisir le traitement le plus efficace mais aussi pour ne pas exposer le patient à des effets secondaires inutiles et/ou utiliser de nouveaux médicaments très coûteux mais sans effet.

*Pour aller plus loin : site e-cancer de l’INCA (Institut National du Cancer)

 

Des techniques compétitives mises en place à l’Hôpital privé Jean Mermoz

Outre la procédure de caractérisation des prélèvements tumoraux via une plate-forme de biologie moléculaire chargée de faire les tests (délai de réponse de 14 à 21 jours) mise en place par l’INCA, l’HPJM, en collaboration avec le laboratoire Cypath (Villeurbanne)  utilise une technique différente, réalisée elle aussi sur prélèvement tumoral, qui permet d’obtenir le même résultat en moins de 3 heures. Enfin dans le cadre d’un projet de recherche national coordonné par l’Hôpital Européen Georges Pompidou à Paris, l’étude RASANC (recherche des mutations RAS dans le sANg circulant de patient avec Cancer colorectal métastatique), le sang de chaque patient est prélevé pour rechercher des fragments d’ADN tumoral pouvant également permettre la détection des mutations incriminées. Cette technique appelée « biopsie liquide » permet de s’affranchir des biopsies tumorales et donne des résultats en 48-96 heures. Une analyse des résultats obtenus sur les 30 premiers patients fera l’objet d’une communication scientifique.

 

« Réussir la recherche de mutations tumorales dans de meilleurs délais améliore encore la rapidité et l’efficacité des traitements. » Dr Artru

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