Prise en charge de l’alcoolisme à la Clinique du Petit Colmoulins

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Se délivrer d’une dépendance à l’alcool ne peut se faire sans prise en charge thérapeutique globale.

Prise en charge de l’alcoolisme à la Clinique du Petit Colmoulins

À la Clinique du Petit Colmoulins (Le Havre), la structure dédiée à l’alcoologie reçoit les patients à partir de 16 ans après une cure de sevrage. L’objectif : préparer l’avenir ! 

21, c’est le nombre de lits que comprend cette structure de post-cure. Un centre à taille humaine qui prend en charge des personnes volontaires, déjà sevrées. La moyenne d’âge est de 37 ans et les profils, variés, évoluent dans un esprit d’entraide.

L’importance d’une post-cure

« L’alcool peut entraîner des complications neurologiques chroniques1, explique Alain Roumajon, addictologue dans cette unité. Il est donc important de bénéficier d’une prise en charge en addictologie, couplée à une rééducation neurologique, qui peut être assurée, et c’est une spécificité de notre établissement, par des médecins rééducateurs spécialisés ».

Une prise en charge diversifiée

Le séjour, de six semaines, est jalonné d’entretiens médicaux et de diverses activités. « Ateliers sportifs, éducatifs, prévention de la rechute, remédiation cognitive, relaxation, présentation des différentes structures d’addictologie externes… Nous anticipons la suite. » précise Alain Roumajon.

À l’issue d’une période de 10 jours sans sorties, consacrée à une première prise en charge psychologique, les patients retrouvent leur autonomie lors de « découchés » le week-end : « Cela nous permet d’évaluer leur comportement avec l’alcool lorsqu’ils sont hors les murs ».

Le pouvoir du collectif

« Nous accordons beaucoup d’importance à la réhabilitation collective », explique Alain Roumajon. Nous favorisons au maximum les activités entre patients, afin qu’ils s’enrichissent du partage de vie et d’expérience des autres. »

Les repas sont donc pris collectivement pour favoriser la cohésion du groupe. « Nous assistons au développement de solidarités inattendues », précise Alain Roumajon.

 

Le tout sous l’œil bienveillant de l’équipe médicale, toujours prête à devancer les besoins des patients, anticiper les angoisses et périodes dépressives.

Une dynamique qui permet d’envisager avec plus de sérénité le retour à la vie quotidienne.

 

1 Polynévrites (atteinte des nerfs périphériques) ou troubles neurocognitifs 

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